La science. Pour l’enseigner il faut la connaitre…

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Je vais effleurer la grande question de « qu’est-ce que la science ? »

Car vouloir enseigner des sciences à l’école ne peut se faire sans savoir de quoi il retourne.

Questionner le monde, voilà un début de réponse. En effet, l’histoire, la géographie, la biologie sont bien des sciences. Nous allons voir quels sont les critères d’une discipline scientifique, ce que disent les sciences, ce qu’elles ne disent pas, comment elles fonctionnent, dans quels buts…

Ce billet sera un déroulé de principes et définitions un peu Wikipédia mais rassemblés par thèmes. Au fur et à mesure que je vais approfondir chacun des points abordés dans un nouvel article, j’insérerai un lien dans cette page.

Alors allons-y !

Je me lance un défi

Vous qui lisez ces premières lignes, vous êtes sur la page SOMMAIRE, avec un résumé sommaire 😉 des 30 articles que je veux publier en mars 2021 : Mon défi ? Faire un tour d’horizon de la science en 30 épisodes. Cette page va donc évoluer tout le mois de mars, revenez-y !

Liste des articles publiés dans l’ordre chronologique :

Définition ? Définitions !

Commençons par les dictionnaires :

Le Larousse nous dit :

Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.

Chacune des branches de la connaissance, du savoir (souvent pluriel) : Les sciences mathématiques.

(latin scientia, de scire, savoir)
Le Robert quand-à lui donne ces définitions :

Une science, les sciences : ensemble de connaissances, de travaux d’une valeur universelle, ayant pour objet l’étude de faits et de relations vérifiables, selon des méthodes déterminées (comme l’observation, l’expérience, ou les hypothèses et la déduction).Sciences pures* et sciences appliquées*.Sciences expérimentales*.Sciences naturelles ; sciences de la vie.Sciences humaines, qui étudient l’homme (psychologie, sociologie, linguistique, etc.).Sciences dures OU sciences exactes, qui sont fondées sur le calcul et l’observation (par opposition aux sciences molles, les sciences humaines).Étude critique des sciences et théorie de la connaissance (➙ épistémologie).

Les sciences : les sciences où le calcul, la déduction et l’observation ont une grande part (mathématiques, astronomie, biologie, etc.).Les sciences et les lettres.

La science : ensemble des travaux et des résultats des sciences ; connaissance exacte, universelle et vérifiable exprimée par les lois.

Du coup, on voit que la science est soit une discipline, un ensemble de disciplines, soit les savoirs, les connaissances acquises par ces disciplines scientifiques.

Richard Monvoisin (Université de Grenoble-Alpes) a relevé 4 définitions de la science :

1. Les scientifiques : La science représente impersonnellement l’ensemble des personnes oeuvrant dans les disciplines scientifiques.

2. La somme des connaissances acquises dans ces mêmes disciplines

3. La techno-politique derrière la science : le choix des orientations budgétaires de recherche, les scandales des labos pharmaceutiques… C’est une définition très journalistique.

4. Démarche intellectuelle contraignante visant à faire des affirmations testables, vraisemblables, « objectivables ». C’est de cette définition que je vais vous parler, une des facette de ce grand concept indéfinissable précisément car vivant, évoluant.

Une démarche intellectuelle, contraignante pour que tout le monde finisse par accepter ses découvertes, visant à faire des affirmations testables, reproductibles, prédictives qui deviennent vraisemblables et sont reconnues par tous jusqu’à preuve du contraire.

Les principes de la science

Vous comprenez que ces principes aussi ne seront pas absolus car ils répondent à l’évolution de la science. Ils sont néanmoins une bonne base pour cerner le processus nécessaire à la construction des connaissances.

La science n’est qu’un mode d’accès au réel, parmi beaucoup d’autres. Elle ne touche pas l’être ultime du monde parce que tout laisse penser qu’un tel être n’existe pas. Comment choisir et au nom de qui ou de quoi? Elle est un mode qui, de plus, varie grandement avec les époques et les moyens à dispositions. Mais dès lors qu’elle accepte les limites de sa perception et la fugacité de ses propositions, elle dessine un univers d’une richesse inouïe parce que rien n’y est tenu pour acquis, parce que la pensée n’y a jamais peur de ce qu’elle ignore encore.

Aurélien Barrau

La science est un ensemble de pratiques qui mène à la meilleure explication possible du fonctionnement du monde.

En effet, le processus « science » n’est pas figé. Il est en mouvement sur ses propres constructions, comme un chantier de bâtiment. On ne construit pas les fondations avec les mêmes outils que pour la charpente ou les finitions.

Premier principe en science : le scepticisme raisonnable.

En sciences, il est primordial de conserver un doute sur les questionnements, les expériences, les faits, les interprétations.

Ceci pousse à mettre à l’épreuve les connaissances acquises afin de trouver une meilleure explication au fonctionnement du monde.

Ce n’est pas de douter de tout sans fondements, c’est de garder à l’esprit que ce que l’on croit acquis l’est jusqu’à preuve du contraire.

Comme c’est un peu abstrait, je vais illustrer rapidement :

Lorsque Galilée s’interroge sur la chute des corps, la question semblait tranchée depuis Aristote : Un objet plus lourd tombe plus vite.

Et personne n’ayant douté de ce principe (conforme à l’observation, d’ailleurs), il est accepté comme vrai.

Galilée se repose la question. Est-ce vraiment vrai ? Que dit ce principe si je prend une grosse pierre et une petite pierre ?

La grosse pierre tombe plus vite… Ok

Mais si maintenant j’attache les 2 pierres ensemble ?

L’ensemble des 2 pierres étant plus lourd que la grosse pierre, il tombera plus vite que celle-ci seule MAIS la petite pierre allant moins vite que la grosse pierre lorsqu’elles sont séparées, elle fera « parachute » et ralentira l’ensemble qui doit alors tomber moins vite que la grosse pierre…

Comment un postulat « vrai » peut amener à 2 conclusions opposées dans une même situation ? Ben, c’est qu’il est faux ! Tous les corps tombent en fait à la même vitesse…

Petit résumé rapide qui mènera à un article plus complet, détaillé et plus « juste ». Considérez-le surtout comme illustration du doute en sciences.

Deuxième principe : Les méthodes de la science sont basées sur le réel

Le monde réel existe tel qu’il est indépendamment de la science. Celle-ci cherche à le comprendre et doit donc se référer à ce que lui renvoie le monde. La science est créatrice d’idées, de théories qui sont confrontées in fine au monde physique.

Ainsi, une expérience conforte ou réfute une idée. Cette expérience est ancrée dans le monde physique pour le questionner et elle doit reproduire le même résultat dans des conditions similaires.

Pour le scientifique, ce que dit la science est indépendant de ses convictions, croyances, culture… Le monde réel est le même pour tous.

Troisième principe : La rationalité des hypothèses

Plus nous intégrons d’hypothèses, plus nous risquons de nous éloigner du réel physique. Il est donc essentiel de construire la science sur les théories les plus solides et de limiter les nouvelles hypothèses.

Il est donc essentiel de faire le point sur les connaissances acquises, de s’appuyer sur des faits cohérents entre eux et de limiter les hypothèses à celles nécessaires à la recherche en cours.

Quatrième principe : La science interroge uniquement le monde matériel

Ce qui est accessible à l’expérience et l’observation, c’est le monde matériel, c’est à dire le monde physique.

La science se limite à ce domaine matériel et s’abstient de tenter d’expliquer l’immatériel (esprits, élans vitaux…).

Une question n’est scientifique que si elle est ancrée sur la matière (et on voit que ce concept évolue avec les découvertes scientifiques – atome, équivalence masse/énergie, physique quantique… – mais reste ancrée dans le monde physique).

C’est le principe de matérialisme méthodologique : Une démarche méthodologique basée sur des preuves matérielles.

Et en corollaire, la science sait de quoi elle parle quand elle explore le réel.

Un peu d’histoire des sciences

Mon défi : Tour d’horizon de la science en 30 jours

Les règles que je me suis fixées :

  • Je publie un article par jour pendant le mois de mars 2021
  • Je traite de la méta question de LA science
  • Je fournis mes sources principales
  • Je suis faillible et peux faire des erreurs, je les reconnaitrai publiquement lors de la correction d’articles (et créditerai celui ou celle qui me le fera savoir) – pas pour des fautes d’orthographe non plus 😉 il n’y a pas d’intérêt.

J’aimerais votre avis sur mon défi :

  • est-ce une bonne idée ?
  • que souhaitez-vous que je traite ?
  • est-ce utile, avez-vous appris de mes articles ?

J’attends vos commentaires.

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